Micromanagement, est-il vraiment mauvais pour l’entreprise ?

Micromanagement, mauvais pour l'entreprise ? Management D4B

On entend souvent parler de la pratique nocive qu’est celle de micromanager son équipe. Une requête ciblée dans Google fait ressortir des dizaines de pages comparant la pratique à de mauvaises habitudes auto-destructrices telles que le tabagisme ou l’alcoolisme.

Mais qu’a fait le micromanagement pour mériter une telle réputation ? Est-il vraiment mauvais pour l’entreprise ? A-t-il des côtés positifs ? Si, oui, comment pouvez-vous en tirer profit dans votre vie professionnelle au jour le jour ?

1. Qu’est-ce que le Micromanagement

« Micromanagement » est un néologisme qui nous vient tout droit des Etats-Unis et qui désigne un ensemble d’habitudes et d’actions d’un manager vis à vis de son équipe (ou d’un chef d’entreprise vis à vis de ses salariés). On peut donc distinguer 5 comportements distincts :

  • Le micromanager demande des rapports constants et une visibilité complète du projet, qu’il ai le temps de surveiller le projet ou pas
  • Il ne dévoile pas la vue d’ensemble d’un projet à son équipe, et ne choisit de divulguer qu’une partie de l’information
  • Il aime avoir le contrôle sur un projet, et est réticent aux différents « input » des membres d’équipe
  • Le micromanager a du mal à déléguer
  • Il change le rythme de production pour favoriser certaines parties d’un projet

A priori, certains de ces comportements peuvent paraître anodins mais comme mentionné dans le blog Trello sur le micromanagement, ces mauvaises habitudes peuvent mener à une diminution de la volonté de produire de vos salariés ou de vos membres d’équipe.

Chez D4B, nous cherchons à éviter ce type de vision manichéenne et à nuancer les choses. Au lieu de tirer un grand trait sur la pratique, on se pose donc la question, sur quels axes d’amélioration pouvons-nous agir ?

2. Les axes d’amélioration

Afin de dégager quelques axes d’amélioration, nous comparons deux styles de management, le micromanagement et la management dit « effectif ».

2.1. Comparaison

Le manager effectif se concentre sur le résultat, et explique pourquoi un membre d’équipe produit. Cette démarche permet de la liberté et de la créativité lors de la production et ne s’assure que de la qualité du rendu et du respect de la deadline.

Le micromanager se concentre sur le comment et sur le quoi, il dicte comment et quoi produire sans fournir une image du produit fini. C’est une démarche stricte que ne laisse pas aux membres de l’équipe le temps de trouver leur propre rythme et leur propre manière de travailler. Ce style de management est nocif pour le manager qui doit redoubler d’effort car il n’a pas confiance en la capacité de production de son équipe et la surveille constamment. Il est aussi nocif pour l’équipe qui ne se sent plus à l’aise au travail.

2.2. Conseils

Cependant ne vous inquiétez pas, le micromanagement n’est pas à jeter. Et nous conseillons pas aux entreprises qui l’appliquent de changer leurs méthodes du jour au lendemain. Il est essentiel que vous instauriez petit à petit de la confiance, et cela vient avec quelques changements progressifs :

  • Imposez des deadlines, et faites confiance la capacité de production de votre équipe.
  • Planifiez de courtes réunions et laissez leur le temps d’échanger sur leurs méthodes ainsi que leurs problèmes.
  • Laissez les manager leur propre temps et modifier leurs habitudes de travail.
  • Mettez-vous à leur place, et produisez. cela vous renseignera sur les difficultés du métier et vous adopterez une démarche empathique.

La démarche « quoi et comment » peut cependant être efficace lors de la période d’apprentissage d’un nouveau salarié. Il ne s’agit pas ici de le surveiller pendant toute la durée de son contrat, mais plutôt de l’aiguiller lors de ses premières semaines pour s’assurer qu’il ou elle ne soit pas perdu.

3. Conclusion

Comme dans toutes choses, il est bien d’apporter un peu de nuance à nos propos et savoir être agile dans notre réflexion. En effet, Le micromanagement n’est pas une fin en soi. Mais plutôt une compétence à garder soigneusement dans sa boîte à outils. Et comme n’importe quel outil, le secret est de savoir l’utiliser au bon moment et de la bonne manière.

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